Cyclotourisme,
ni compétition, ni tourisme pur, mais sport universel - Charles
ANTONIN, premier président de la FFCT.
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Technique
et histoire du vélo (suite)
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Jean Durry et ses amis
L'en-Cycle-opédie
Ed. Edita Denoël, 1982
Jean Durry avait écrit déjà
d'autres ouvrages, quand il s'est lancé dans l'écriture
de son encyclopédie. En s'entourant de meilleurs
spécialistes dans chacun des thèmes, il a
pu réaliser un ouvrage de référence.
C'est ainsi qu'il s'est entouré de Jacques Serray
pour l'histoire, de Daniel Rebour, pour la technique, de
Philippe Marre et Pierre Roques, pour le cyclotourisme.
Au-delà de ces rubriques, somme toute habituelles,
l'ouvrage vaut aussi par la cinquième partie : Dire
le cyclisme. Jean Durry, lui-même, a rédigé
plusieurs chapitres dédiés aux chansons, au
cinéma, aux livres, à l'art et aux cartes-postales.
Un vrai plaisir pour tous les amoureux de la bicyclette.
"Le bonheur
veut que le premier dont l'oeil et l'intelligence aient
capté la nouveauté du phénomène,
le premier à comprendre que la mouvante bicyclette
n'était pas un "un sujet indigne", ce soit
l'un des plus grands, malgré ses jambes atrophiées
et sa croissance arrêtée à jamais à
152cm. Son ami, un certain Paul - le futur Tristan - Bernard,
qui dirigeait deux vélodromes, celui de la Seine
à Levallois et le Buffalo de Neuilly, le faisait
entrer à la pelouse parmi les officiels. Mais le
petit homme s'écartait pour aller s'asseoir tranquille,
sur le gazon : regardant les mille et une scènes
pittoresques, il écoutait les cris de la foule, et
derrière les lorgnons ses yeux regardaient tout aussi
vifs à retenir l'essentiel que sa plume le serait
à fixer hâtivement sur le papier les traits
les plus marquants de ses modèles, "chipés"
sans qu'ils s'en doutent.
Le premier cycliste par Toulouse-Lautrec ne fut pas un champion
sportif, mais une célébrité des scènes
et des cabarets : Bruant, à la gloire duquel ses
affiches allaient vigoureusement contribuer. Voici en 1892
le chansonnier dessiné avec force, durant qu'il pédale
en tenant ferme le guidon. Mais à partir de 1893
il s'agira du monde des courses sur ces vélodromes
dont Henri est un spectateur si interessé qu'il n'hésitera
pas, trois années plus tard, à faire le voyage
de Bruxelles, en compagnie de Tristan Bernard, Henri Degranges
et Jules renard, pour assister à la rencontre opposant
le Belge Robert Protin à son compatriote Houben."
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Raymond Henry
Du vélocipède au dérailleur
moderne
Association des Amis du Musée
d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne, 2003
A se procurer directement auprès de l'AAMAI.
Raymond Henry, cyclotouriste dans l'âme
(ami du Randonneur), est un
admirateur de Velocio et un collectionneur de bicylettes.
Bien évidemment son admiration pour l'"apôtre
de la polymultipliée" et sa passion devaient
le conduire à étudier le changement de vitesse.
Dans cet ouvrage de référence, il retrace
l'histoire du changement de vitesse en France. Assurément,
il s'agit d'un livre que tout amateur du vélo se
doit d'avoir. Voyager dans le temps permet de bien comprendre
les étapes de l'évolution du changement de
vitesse et de noter que certaines inventions "modernes"
ne sont que du réchauffé !
"En somme, pour
qu'éclosent ici mieux qu'ailleurs tant de changements
de vitesse, il fallait encore autre chose que l'esprit ingénieux
des français : il y fallait un beau pays, sillonné
de bonnes routes, semé d'accueillantes auberges ;
dans ce paysage serein, il fallait encore des gens point
trop riches et point trop pauvres ayant envie de voyager,
ce qui en faisait inévitablement des touristes cyclistes.
II fallait enfin des côtes assez difficiles, mais
pas non plus insurmontables, pour que ces cyclistes - suffisamment
nombreux - éprouvent et clament le besoin d'un système
capable d'en atténuer la rigueur. C'était,
on le voit, tout simple.
Que la France eut été trop pauvre, trop
montagneuse ou mal pourvue en routes : les gens seraient
allés à pied. Qu'elle eut été
peu peuplée, sans classe moyenne ou d'un climat trop
froid : l'attelage ou le train auraient été
incontournables. On n'a certes pas inventé tous les
changements de vitesse en France, il s'en faut de beaucoup,
mais ici bien plus qu'ailleurs ils ont été
utilisés, et cet épanouissement relève
d'une étonnante concordance de conditions. L'un des
premiers systèmes fut un mulet, auquel on attelait
en guirlande et par le guidon les vélocipédistes,
ce qui leur permettait d'ascensionner les cols des Alpes
en bavardant et sans transpirer. Mais était-ce bien
un changement de vitesse ?"
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Raymond Henry
Paul de Vivie, dit Vélocio -
L'évolution du Cycle et le cyclotourisme
Musée d'Art et d'Industrie,
Saint-Etienne - FFCT
Raymond HENRY nous offre avec ce livre une
véritable somme sur Paul de Vivie et les débuts
du cycle. Le travail de recherche donne au final un ouvrage
plaisant à lire. Le lecteur y découvrira l'évolution
du cycle et du cyclotourisme. Il y apprendra aussi le parcours
de Velocio, de simple couraillon adepte de repas plantureux
après une partie de manivelles parfois endiablée
au randonneur ascète amoureux des grandes distances,
en passant par le commerçant.
Bref un ouvrage indispensable, pour tous
les cyclotouristes qui se réclament de Vélocio.
Et pour tous les cyclistes amoureux de l'histoire d'une
culture : le cyclotourisme.
"En mars 1900, il met à exécution
le projet qu'il avait formulé à la fin de
la saison dernière, aller de Saint-Étienne
à Marseille et en revenir en deux jours et demi.
«Est-ce du tourisme, est-ce du sport ou bien est-ce
simplement un peu fou»? II ne sait et s'en moque,
mais il a besoin de se prouver sans ambiguïté
les avantages combinés de la polymultiplication
et du végétarisme. La veille, il est
allé à Roanne pour raisons professionnelles,
170 km qui lui ont permis de s'affûter les muscles,
comme il dit. Il a trouvé pour son «raid»
sur Marseille (c'est le terme qu'il emploie et qui restera
dans le milieu cyclotouriste pour ce genre de long parcours
en temps limité) un compagnon de 37 ans, Keller.
Ils bénéficient d'un violent mistral à
l'aller et d'un vent qui tourne au sud au retour, l'idéal.
Ces 600 km de route sont donc rondement menés,
mais ils s'autorisent quand même des visites : les
Baux pour Vélocio, Marseille pour son compagnon
et Orange pour les deux. «Voir pour s'impressionner,
pour s'imprégner de la poésie des pays traversés,
s'arrêter devant les détails quand ils en
valent la peine, admirer l'ensemble, le panorama, l'étendue
qui sont toujours admirables, voilà les joies du
cyclotouriste qui ne les goûte dans leur plénitude
que lorsque ses facultés sont pour ainsi dire doublées
par la circulation du sang plus active, par l'intensité
de vie amenée au paroxysme... » Quelle meilleure
définition du cyclotourisme de grande randonnée
peut-on donner ? Tous ceux qui ont vécu une Diagonale
ou une dure journée de montagne retrouvent dans
ces lignes ce qu'ils ont éprouvé."
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Bernard CHAUSSINAND
L'Ecole Stéphanoise de Cyclotourisme
Claudius Bouillier - Pionner du dérailleur et disciple
de Vélocio
Joanny Panel - Le Chemineau
Edité à compte
d'auteur
A se procurer directement
chez l'auteur : Bernard Chaussinand, 42 rue Pétrus-Maussier
42000 SAINT-ETIENNE
Bernard
Chaussinand a écrit deux essais biographiques :
- Le premier sort de l'ombre Claudius Bouillier qui fut
à l'initiative de trois des dérailleurs emblématiques
du mouvement cyclotourisme : Le Chemineau
avec Joanny Panel, L'As et en dernier Le
Cyclo avec Albert Raimond.
- Le second ouvrage retrace la vie de Joanny Panel, cyclotouriste,
touriste routier et entrepreneur s'engageant dans Le Tour
de France pour promouvoir le dérailleur.
Ces disciples de Vélocio,
grands randonneurs comme le "Maître", surent
fabriquer et mettre au point ce merveilleux accessoire sans
lequel nous ne serions que des cyclistes des plaines. Ils
furent aussi de grands propagandistes de la randonnée.
"Claudius Bouillier en cette année
1921 s'est fixé un objectif : participer avec son
ami Jean Marie Moulin, président des Audax foréziens,
à la plus longue des courses cyclistes : Paris/Brest
et retour dont le départ est fixé au 2 septembre.
Privé par la guerre de randonnée, il ne
pouvait rêver mieux que de tenter la plus prestigieuse.
Cette grande épreuve décennale organisée
conjointement par L'Auto et Le Petit Journal en est à
sa quatrième édition. Depuis 1901, le règlement
a été profondément modifié,
avec entre autres la création de deux catégories
: les coureurs de vitesse et les touristes routiers.
Ces derniers, dont le but est la performance pour leur
plaisir personnel, devront être titulaires d'une
licence U.V.F. C'est bien sûr dans cette catégorie
que s'engagent les deux Stéphanois.
Bouillier et Moulin sont équipés par la
maison R.P.F., qui depuis cette année commercialise
des bicyclettes de tourisme à changement de vitesse
en marche ; système Le Chemineau. Toutefois, pour
cette épreuve, leur machine sera munie de l'As,
couplé avec un double plateau au pédalier
donnant comme développements : 5,40 mètres
; 4 mètres ; 4,65 mètres ; 3,50 mètres.
« ...Boullier et Moulin ont quitté notre
ville pour rejoindre Paris, lieu de départ de P.B.P.
Ils ont été accompagnés à
la gare par plusieurs membres de la société...
» pouvait-on lire dans Le Forez Sportif du 3 septembre.
Cette course d'endurance convient à Claudius. ..."
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Jan Heine & Jean-Pierre Pradères
The Golden Age of Handbuilt Bicycles
Vintage Bicycle Press
A se procurer
directement chez l'auteur : Jean-Pierre Pradères
26 rue des Maraîchers - 75020 Paris
Ce superbe ouvrage vient d'être
traduit en français par Dominique Pacoud et Raymond
Henry. Vous pouvez télécharger cette traduction
aux adresses suivantes :
http://le-randonneur.net à la rubrique contacts/brèves
http://www.vintagebicyclepress.com
Jan HEINE est l'éditeur bien connu
de VBQ,
la revue de référence en termes d'histoire
technique de la bicyclette de cyclotourisme, Jean-Pierre
PRADERES est lui photographe professionnel pour des magazines
de motos anciennes. Ils ont conjugué leurs talents
pour nous faire revivre le temps des randonneuses dans ce
merveilleux livre illustré .
A feuilleter cet ouvrage de référence, vous
revivrez le temps où les artisans apportaient un
soin particulier au fini des belles machines légères.
A cette époque, le cyclotouriste ne roulait pas sur
un vélo de course avec un sac à dos sur le
dos, mais il était fier de posséder une machine
d'exception à la hauteur de l'originalité
de cette activité qu'est le cyclotourisme.
Le livre fermé, chaque cyclotouriste rêvera
de posséder une randonneuse Reyhand, Uldry, Marcadier,
Routens, Herse ou Singer.
"... [cyclotourists] developed lightweight
bicycles with multiple gears, powerful brakes, and useful
lights. Their pride in their sport made them demand beautiful,
well-crafted machines that were as elegant as they were
reliable. Slowly, some of that technology trickled down
to mass-produced bicycles, but the custom-built machines
from the "constructeurs" always stood head and
shoulders above the rest.
Because their manufacture was so labor-intensive, these
wonderful bicycles were made in small shops who turned
out a few dozen, maybe a hundred machines in a year. (...)
Every detail was carefully designed and fabricated. Fenders
and racks form integral parts of the bike, so nothing
will rattle, rub or come loose. Every part is attached
to a brazed-on fitting, because clamps can loosen and
slide out of position. Lighting wires run inside the frame.
This not only makes for a cleaner, more elegant bike,
but the wires also are protected from being snagged and
broken. Different from framebuilders, the constructeurs
built completely integrated bicycles. They made their
own stems, front derailleurs, brakes and even hubs when
they were not satisfied with the performance or esthetics
of the parts available commercially. These bikes achieved
a level of craftsmanship that never has been surpassed."
Traduction
"... Les cyclotouristes
ont développé des bicyclettes légères
qu'ils ont équipées de nombreuses vitesses,
de freins puissants et de bons systèmes d'éclairage.
Fiers de leur sport, ils possédaient des machines
belles et bien finies ; leur élégance n'avait
de plus rien à envier à leur fiabilité.
Peu à peu cette technologie a en partie laissé
place aux vélos de série, néanmoins
les machines artisanales sur-mesure ont toujours été
très supérieures à leurs rivales.
Leur construction demandait un tel travail que ces merveilleuses
machines étaient construites dans de petits ateliers
qui en sortaient quelques douzaines voire une centaine
par an. (...) Chaque détail était particulièrement
soigné. Les garde-boue et les porte-bagages faisaient
partie intégrante de la bicyclette de sorte que
rien n'était brinquebalant ni ne venait à
frotter. Chaque élément était fixé
sur des raccords brasés, ainsi pas de colliers
qui pouvaient se desserrer et glisser. Les fils électriques
couraient à l'intérieur du cadre. Non seulement
la bicyclette en était encore plus propre et plus
élégante mais de plus, les fils étaient
protégés, ils ne pouvaient pas être
arrachés ni cisaillés. Contrairement aux
fabricants de cadres, les constructeurs fabriquaient eux
des bicyclettes complètes. Ils construisaient leurs
propres potences, dérailleurs avant, freins et
même les moyeux lorsqu'ils n'étaient pas
satisfaits de la performance ou de l'esthétique
des pièces disponibles dans le commerce. Ces bicyclettes
atteignaient un niveau de perfection inégalé."
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Monique et Robert Chauvot
Catalogue des cols de France
Ed. des Cent Cols, 2002
A se procurer directement auprès du Club des Cent
Cols,
www.centcols.org
Paru pour la première fois en 1981,
le Chauvot est devenu la référence
de tous les cyclotouristes amoureux de la montagne. Cet
ouvrage de référence, c'est surtout l'appel
à sortir de chez soi. Derrière ces suites
de chiffres, ce sont des heures penchées sur les
cartes à reporter le moindre petit col, mais aussi
à imaginer la petite route blanche parmi ces courbes
de niveau, un itinéraire de voyage, une semaine de
vacances et le futur plaisir des grimpées et des
paysages sublimes que nous offre la montagne.
"F-65-2115c
Col du Tourmalet 70 1747-O 121-076 85-18-086-113 D918"
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Mise à
jour : 15.12.2006 |
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