Cyclotourisme,
ni compétition, ni tourisme pur, mais sport universel - Charles
ANTONIN, premier président de la FFCT.
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La
lettre A (page 1)
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Acier
Fabrication
de l'acier
C'est vers le Vème siècle
avant notre ère que les Celtes découvrirent
la possibilité de transformer le fer en acier. Ils
furent aussi les premiers à réaliser des ustensiles
et des armes forgés à partir d'un mélange
de fer et d'acier. Ce nouveau métal sera appelé
plus tard l'acier de Damas.
Entre 1740 et 1750, un Anglais nommé Huntsmann réussit
à obtenir pour la première fois de l'acier
par fusion du fer ; cet acier était obtenu par affinage
de la fonte dans un creuset chauffé au coke soufflé.
Mais la véritable révolution fut sans conteste
l'invention du convertisseur (par un autre Anglais, H. Bessemer)
en 1855.
Le convertisseur est une sorte de cornue géante dont
les parois intérieures sont en briques réfractaires.
On y affine la fonte en fusion en faisant circuler un violent
courant d'air au travers de celle-ci, la transformant ainsi
directement en acier. En 1864, un Français, Pierre
Martin, réussit lui aussi, à partir du minerai
de fer ou par la fusion de ferrailles, à obtenir
de l'acier de très bonne qualité dans un four
à récupérateur de chaleur autorisant
des températures plus élevées (brevet
allemand de W. Von Siemens vers 1860).
Caractéristiques mécaniques
L'acier est un alliage de fer et de carbone.
Au fer qui n'a pas de caractéristiques mécaniques
très importantes, l'ajout de carbone en proportion
infime (0,16 à 0,25 % pour l'acier des cadres et
jusqu'à 1 % maximum pour les billes de roulement)
donne des caractéristiques mécaniques importantes.
L'acier qui a été à la base de la révolution
industrielle fait partie intégrante de l'histoire
du vélo. Même si le cadre des premières
draisiennes était en bois, de nombreuses pièces
étaient déjà en acier.
Les
concurrents de l'acier
De nos jours, l'acier est fortement concurrencé
dans la fabrication des cadres par les alliages d'aluminium,
voire les fibres composites. Ces choix axés sur la
légèreté ne sont pas forcément
judicieux au niveau du confort et de la durée de
vie où l'acier est encore bien assuré de tenir
la première place.
Même avec un cadre en aluminium et une fourche en
composite à base de fibres de carbone, l'acier occupe
encore une place importante sur un vélo (ou un tandem)
: les billes des roulements, la chaîne, les axes,
les rayons... En fait, dès que les sollicitations
sont importantes (usure, effort à transmettre), le
recours à l'acier est quasiment inéluctable.
Les familles
Pour les cadres, l'acier utilisé
est souvent un alliage au manganèse et molybdène
(pour les fameux tubes Reynolds 531) ou
un alliage au chrome et molybdène. Ainsi, dans certaines
notices, le terme de Chromoly est parfois utilisé
pour désigner ces alliages. Ces ajouts confèrent
des caractéristiques supérieures aux aciers
carbone et manganèse. Plus récemment, des
aciers utilisant les dernières avancées de
la métallurgie ont eu recours à des micro-alliages
tels que le vanadium (18CrMnMoV6 pour les aciers Dedacciai
élaborés en France chez Vallourec). L'ajout
de tous ces éléments a pour effet d'augmenter
la trempabilité de l'acier, c'est à dire d'augmenter
sa dureté (et donc ses caractéristiques mécaniques)
lors du traitement de qualité chez le tubiste.
En 2006, Reynolds a sorti une nouvelle
gamme de tubes dénommée 953.
Il s'agit d'un acier Maraging.
La désignation Maraging provient de la concaténation
du terme "Martensite" concernant la structure
métallographique de l'acier et "Aging"
pour le traitement de précipation.
Avec un tel acier, connu aussi sous la désignation
17-4PH, comprenant 17 % de chrome, du nickel et du cuivre,
Reynolds offre un tube en acier inoxydable
(teneur en chrome supérieure à 13 %) avec
des caractéristiques mécaniques très
élevées. Ainsi, il est possible de réduire
les épaisseurs en milieu de tube à 3/10ème
d'épaisseur, les extrémités restant
dans les épaisseurs conventionnelles.
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Alternateur
L'alternateur est un générateur
de tension et de courant électrique alternatif. Par
erreur, le langage courant a dénommé dynamo
l'alternateur qui équipe nos machines. Son principe
de base réside dans la rotation d'un aimant à
l'intérieur d'un bobinage. Souvenons-nous de nos
années d'écolier avec le bonhomme d'Ampère
: le courant électrique génère un champ
magnétique et vice-versa. La rotation de l'aimant
entraîne donc la création d'un courant. Mais
le bonhomme d'Ampère tendait le bras droit pour nous
montrer la force induite. Résultat pratique lorsque
la "dynamo" roule sur le pneu, l'ensemble est
freiné. Pour limiter ce freinage, on multiplie les
pôles aimantés sur le rotor. C'était
déjà le cas avec la Sanyo
japonaise dans les années 1975, puis la Soubitez
française et maintenant la Union
hollandaise qui nous fournissent de gros alternateurs roulant
sur la chape du pneu plutôt que sur le flanc. Ces
alternateurs placés sous la boîte de pédalier
permettent généralement de fournir environ
6 V en marche.
Depuis peu, SON
(Schmidts Original Nabendynamo), puis Shimano
ont remis au goût du jour des alternateurs vraiment
multipolaires (et de ce fait, offrant un freinage très
limité) implantés dans le moyeu avant. Ils
délivrent pour la plupart 6 ou 12 V et offrent
une qualité d'éclairage inégalée.
La première apparition de ce type de moyeu date du
Salon du Cycle de 1937. Raleigh y présentait
le moyeu "Dyno-Hub". Solidarisé au moyeu,
un aimant multipolaire (20 pôles) tournait autour
d'un induit fixé sur l'axe. Ce moyeu ancestral débitait,
même à très petite allure, un courant
de 0,20 A sous 12 V, soit 3 W. Il ne fut commercialisé
en grande série qu'après guerre par la firme
Sturmey-Acher pour les marques Raleigh,
Rudge et Humber.
L'intérêt de ce type de moyeu qui revient à
la mode est son usure moindre (en effet à 30 km/h,
une dynamo classique tourne à plus de 4000 tours/min,
alors qu'un moyeu tourne à 300 tours/min) et son
freinage est extrêmement limité. De plus, il
est très silencieux et il n'y a pas de patinage en
cas de pluie. Ces moyeux présentent l'avantage d'offrir
dès les plus basses vitesses des tensions importantes.
Le seul inconvénient est que la dynamo ne peut pas
être débrayée et reste continuellement
en action. Dans les mesures effectuées par A. Oehler
sur le moyeu SON, la puissance nécessaire
pour entraîner un moyeu de jour est d'environ 1 %
(ce qui conduit à puissance égale à
une réduction de vitesse de 0.1 km/h). De nuit, lorsque
l'éclairage est utilisé, le surplus de puissance
demandé est de 5 à 10 % en fonction de la
vitesse. Ce qui se traduit par une diminution de la vitesse
de 1 km/h à puissance identique.
Pour tous les amateurs de nycto-cyclades, de brevets longues
distances, de Paris-Brest et retour, c'est vraiment devenu
l'accessoire indispensable. Ce moyeu est d'ailleurs réapparu
en France, pour la première fois, sur les vélos
des participants allemands lors du PBP de 1999. Si en 1949,
J. Legrand estimait, "qu'on pouvait évaluer
à une heure, au moins, l'augmentation de la durée
de trajet due à l'emploi d'une magnéto sur
un long parcours comme Paris-Brest et retour", avec
un moyeu moderne cette évaluation descendrait aux
alentours de la demi-heure. Cette estimation peut encore
être réduite, car l'emploi d'une dynamo par
rapport à un éclairage à pile permet
d'avoir un faisceau lumineux plus intense permettant de
rouler plus vite dans l'obscurité.
De tous les moyeux actuellement commercialisés,
le moyeu SON est celui qui offre la moindre
résistance au roulement et la plus grande efficacité
d'après les mesures réalisées par A.
Oehler.
Références
- J.
Legrand, Cyclotechnie : L'équipement électrique
des vélos, "Le Cycliste", n°11,
1949, p. 251 et 252.
- G. Britton, Lettre d'Angleterre
: "Dynohub" la dynamo dans le moyeu, "Le
Cycliste", n°11, 1949, p. 248.
- J. Heine, A. Oehler, Testing the efficiency of generator
hubs, "Vintage Bicycle Quaterly", vol.3
n°4, 2005, p.28 à 30.
http://jeanpba.free.fr/Eclairages_FR.html
http://tandem-fahren.de/Technik/Dynamo/
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Mise à
jour : 15.12.2006
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