Cyclotourisme,
ni compétition, ni tourisme pur, mais sport universel - Charles
ANTONIN, premier président de la FFCT.
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La
lettre C (page 1)
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Chaîne
On retrouve trace de la chaîne 200 ans avant Jésus-Christ
et plus récemment, au XVIè siècle,
dans les croquis de Léonard de Vinci. Mais la chaîne
mécanique à rouleaux a été inventée
en 1880 par Hans Renold. Les qualités de la chaîne
à rouleaux sont indéniables :
- grande souplesse d'utilisation,
- à puissance égale,
un encombrement plus faible que tout autre moyen de transmission,
- un synchronisme ou rapport de transmission
précis et invariable,
- un rendement excellent de l'ordre
de 98 %,
- une fiabilité assurée
avec une chaîne bien entretenue.
Quelques tâtonnements, au début de l'histoire
du cycle, ont vu l'utilisation de la chaîne à
levier (la fameuse chaîne Simpson, voir l'affiche
de Toulouse-Lautrec) ou le recours à une transmission
par cardan (l'acatène – littéralement
la "sans chaîne").
De même avant l'adoption de la chaîne à
rouleaux, la chaîne pleine fut d'un usage répandu.
Dans ce cas, un maillon sur deux était plein ce qui
explique les développements indiqués à
l'époque (en particulier pour les pistards) du type
23x7.
Travail de la chaîne
Etienne Bernadet par un calcul publié
dans la revue du "Cyclotouriste de Lyon"
qu'il reprit plus tard dans "Cyclo-Magazine"
a essayé de nous faire comprendre l'importance des
contraintes subies par les maillons.
"Quand un cycliste roule à
40 km/h - ce n'est peut-être pas une allure très
touristique, mais enfin, ceux qui trouveront le train trop
rapide n'auront qu'à diviser les chiffres suivants
par 2 ou par 3 - le chemin parcouru en une minute est de
666 mètres, soit 316 tours de roue-minute. Si l'on
admet qu'à ce moment-là on travaille sur une
roue libre de 16 dents, c'est, dans le même temps
d'une minute, 5.056 maillons de chaîne qui passent
sur la roue libre. Chaque maillon, à son passage
sur le pignon avant et sur la roue libre, fait, quel que
soit le nombre de dents, une rotation sur lui- même
correspondant à un demi-tour à l'entrée,
un demi-tour en sens inverse à la sortie. C'est donc
deux tours complets qu'il effectue pour chaque dent du pignon,
soit, dans une minute, 10.112 tours.
Mais, lorsque la machine est équipée avec
un dérailleur à double enroulement de chaîne,
celle-ci, en prenant le cas de la tension moyenne, vient
de la position horizontale à la position verticale
en passant sur le galet tendeur, puis revient à la
position horizontale en passant sur le baladeur. C'est donc
encore chaque fois 1/4 de tour, soit, pour les deux passages,
un demi-tour du maillon. A la vitesse de 40 km/h, voilà
donc encore 5.056 demi-tours, soit 2.528 tours de maillons
qui s'ajoutent aux 10.112 tours faits sur les pignons, ce
qui nous donne un total impressionnant de 12.640 révolutions
par minute. C'est assez coquet cela. Dire qu'il y a des
gens qui négligent les frottements, sous prétexte
qu'une chaîne grasse salit les knickers - il est vrai
qu'avec la mode du short, l'excuse ne tient plus."
Dysfonctionnement
Dans le cas d'une chaîne usée
s'engrenant sur un pignon neuf, le pas de la chaîne
est supérieur à celui des dents du pignon.
La chaîne va de ce fait monter le long du flanc de
la denture et il en résulte un déséquilibre
des efforts. Ce déséquilibre peut aller jusqu'à
perdre une partie de l'effort moteur dans le brin mou de
la chaîne. En pratique deux cas sont à envisager.
La chaîne n'est pas trop usée, il y a seulement
baisse du rendement. Par contre, si la chaîne est
fortement usée, elle monte complètement au
sommet des dents et saute d'une dent sur l'autre.
Dans le cas d'une chaîne neuve s'engrenant
sur un pignon usé, le rouleau ne va plus venir s'asseoir
sur le fond de la denture. Et comme précédemment
elle monte au sommet des dents et saute d'une dent sur l'autre.
En transmission industrielle, on considère
qu'il ne faut pas descendre en dessous de 15 dents au minimum
(et même 21 dans le cas des à-coups). Sur nos
bicyclettes, le développement des roues libres à
8-9 et maintenant 10 vitesses a entraîné une
diminution du nombre de dents du pignon d'entrée.
Heureusement, contrairement à l'entraînement
des machines industrielles, nous tournons les jambes beaucoup
moins vite et, malheureusement pour nous, la puissance à
transmettre est nettement moins moindre.
Entretien
La lubrification a plusieurs fonctions :
- Interposer un fluide entre les surfaces
frottantes (axes/douilles, douilles/rouleaux et rouleaux/dentures)
mais aussi entre les plaques intérieures et les
plaques extérieures pour éviter autant que
possible tout contact métal sur métal.
- Protéger
la chaîne contre les agressions du milieu ambiant,
en particulier éviter son oxydation tant externe
qu'interne.
- Interposer un fluide entre les surfaces
pour atténuer le bruit.
Le graissage s'effectue sur la face intérieure
des brins de la chaîne. En effet, dans le cas contraire,
la force centrifuge empêcherait sa progression vers
les surfaces frottantes.
Pour faire durer la transmission, Etienne
Bernadet proposait même "un
service alterné de deux chaînes",
en mettant "alternativement
chaque chaîne au repos après 500 km environ.
Ceci pour que leur allongement suive des courbes parallèles".
L'objectif étant un entretien plus minutieux et un
remplacement moins fréquent des pignons des roues
libres.
Références
- Etienne Bernadet, La page
technique - Quelques réflexions sur la chaine, "Cyclo-Magazine",
n.28, juillet 1937, pages 6 et 7.
- Etienne Bernadet, La
page technique - La chaine, son entretien, "Cyclo-Magazine",
n.38, décembre 1937, pages 11 à 13.
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Chambre
à air
Historique
L'histoire de la chambre à air est
à rapprocher de l'histoire du pneumatique. Mais avant
même le pneumatique, on trouve les naturalistes français
Charles Marie de La Condamine et François Fresneau
de la Gataudière qui effectuèrent les premières
études scientifiques sur le caoutchouc naturel en
Amérique du Sud.
Plus tard l'Américain Charles Goodyear
trouva le moyen, un peu par hasard, d'éviter les
transformations indésirables du caoutchouc : dur
et cassant l'hiver, mou et adhésif l'été.
Latex ou Butyl
Le caoutchouc naturel provient du latex
produit par l'hévéa. Ses points forts sont
sa flexibilité, sa résistance et son très
grand allongement (jusqu'à 7 fois sa longueur initiale).
Ainsi les chambres en latex peuvent être à
la fois fines (et donc souples) tout en résistant
parfaitement à la crevaison.
Le butyl ou caoutchouc isobutène-isoprène
est, lui, un caoutchouc synthétique. Issu directement
de la chimie, le butyl est d'un coût moindre, mais
il ne possède pas la très grande élasticité
du latex.
Pour des raisons de souplesse et donc de
confort, il est préférable sur un tandem d'utiliser
des chambres à air en latex, surtout si vous roulez
en 700. Les chambres disponibles pour section 23 s'adaptent
parfaitement à la section supérieure (25 mm)
et les chambres VTT conviennent aussi pour le 650.
Crevaison
Etienne Bernadet a bien résumé
les problèmes de crevaison et d'éclatement
dans un article paru en 1938 :
"(...) sur
le tandem une crevaison, si elle est subite et affecte le
pneu avant, peut prendre les proportions d'une catastrophe.
Je puis en causer d'expérience.
D'où peuvent provenir ces crevaisons ? De deux causes
principales, soit de défectuosités de la chambre
elle-même : porosités, pièces se décollant,
soit de perforations dues à des frottements indésirables.
Quel moyen pour les éviter ou du moins de les rendre
rares ?
En ce qui concerne les chambres, il convient tout d'abord
de les choisir de bonne qualité, pas trop minces,
éviter de placer, surtout à l'avant, une chambre
vieille de plus de deux ans ou couverte de pièces.
Il vaut mieux, pendant l'été, rouler avec
une chambre absolument neuve et vierge de toute pièce.
C'est une question de sécurité.
On n'ignore pas qu'une forte élévation de
température provoque le décollement des pièces
et même des raccords collés à la dissolution.
C'est souvent ce qui se produit pendant la saison chaude
et au cours des longues descentes nécessitant un
freinage, auquel le tambour arrière ne peut suffire
complètement sans s'échauffer lui-même
exagérément. Les jantes sont alors portées
à une très haute température qui se
communique à la chambre et à l'enveloppe.
Mais, même avec de bonnes chambres, n'ayant jamais
subi de perforation, on peut encore être ennuyé
par des crevaisons de causes internes.
Les grands responsables sont souvent les rayons, si l'extrémité
filetée n'a pas été limée soigneusement
au ras de l'écrou et que la mèche de fond
de jante soit un peu squelettique, la perforation, au bout
d'un temps plus ou moins long, est inévitable. (...)
Conclusion : Sur un tandem surtout, pour ne pas avoir d'ennuis
de ce côté-là, il faut :
1. Eliminer les chambres minces, poreuses, rapiécées
ou trop vieilles ;
2. Assurer à la chambre un logement confortable,
autant que possible bien cylindrique et sans aspérités.
(...)
On peut ajouter que le pilote du tandem fera bien, au cours
des longues descentes, d’alterner le plus possible
l’emploi de ses freins : jante avant et arrière
et tambour, de façon à assurer ainsi des périodes
de refroidissement aux jantes."
Référence
- Etienne Bernardet, Questions diverses - Crevaisons, "Cyclo-Magazine",
15 novembre 1938, pages 402/403.
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Chrome
Le Chrome
Le chrome s'oxyde vers 800°C, il n'est
donc pas oxydé par l'air atmosphérique. Il
résiste à presque tous les agents chimiques
(acides, bases). Par contre, il est fortement attaqué
par l'acide chlorhydrique.
Le chrome est présent
dans les aciers inoxydables (tels que l'acier Maraging des
tubes Reynolds 953 ou dans celui utilisé pour les garde-boue qui équipent
les randonneuses de qualité) : on considère
qu'au delà de 10,5 à 12 %, il rend l'acier intachable
en atmosphère humide.
Le chrome est également un composé
dur et résistant à l'usure qui présente
un faible coefficient de frottement. Il est ainsi utilisé
dans de nombreuses applications mécaniques : comme
les portées de roulement, par exemple. Par contre,
sa dureté le rend fragile et diminue la résistance
à la fatigue.
Le chromage décoratif est utilisé
dans le but d'obtenir des surfaces brillantes d'un aspect
éclatant. On a recours à ce procédé, par exemple,
pour les projecteurs de phare mais aussi pour les porte-bagages,
certains cadres (les randonneuses chromées Herse
par exemple) ou des parties du cadre (les bas des fourreaux
de fourche, les haubans arrière) car les surfaces
chromées sont intachables et offrent une bonne résistance
aux rayures.
Le chromage est réalisé
par dépôt électrolytique. C'est à
dire que la pièce à chromer reliée au pôle
négatif d'une source de courant sera plongée
dans un bain d'acide chromique. Le courant qui circule dans
le bain viendra déposer un chrome métallique
à la surface de la pièce (servant de cathode).
Le chromage décoratif
L'objectif étant
d'obtenir un aspect brillant, une des étapes essentielles
est le polissage du métal de base. Trois méthodes
sont possibles en fonction du type de pièces : le
polissage mécanique à la main, le polissage
dans un tonneau et le polissage électrolytique ou
chimique.
Pour obtenir un dépôt
électrolytique adhérent, il faut que la surface
du métal soit propre pour permettre le mouillage
du bain électrolytique et être dans son état
le plus pur (c'est à dire sans zone oxydée).
Le décapage de l'acier est généralement
effectué par un acide sulfurique. Le dégraissage
est effectué par solvant.
Avant le chromage proprement dit, un nickelage
et un cuivrage sont pratiqués. Pour améliorer
la protection vis-à-vis de la corrosion, un cuivrage
de 5 à 10 microns est réalisé sur l'acier.
Ce cuivrage est réalisé par immersion dans
des bains chimiques. Après ce cuivrage, un film de
nickel est déposé par électrolyse (Nickel
électrolytique) ou par immersion dans un bain (Nickel
chimique). Le dépôt de nickel est de 5 à
40 microns.
Au final, le chromage
électrolytique est réalisé. Celui-ci
est généralement d'épaisseur très
faible (0,2 à 0,5 micron).
Après chromage
les pièces sont rincées avant séchage
(2 à 3 rinçages).
Comportement en corrosion
C'est avant tout l'effet de pile entre les
différents métaux en présence qui génère
la corrosion. Dans le cas d'un revêtement anodique
(nickel sur acier), c'est le métal de base qui est
attaqué et le revêtement se détruit
par écaillage. Il faut donc qu'il n'y ait pas de
discontinuité (fissures, épaisseur insuffisante,
détérioration mécanique consécutives
à des rayures ou à une usure par frottement).
Dans le chromage,
c'est donc l'épaisseur de la sous-couche de nickel
qui est fondamentale pour la tenue à la corrosion.
Il est préférable d'avoir un dépôt
de nickel d'épaisseur importante (30 microns).
Référence
- Paul Morisset, Chromage dur et
décoratif, Ed. Cetim, 1982.
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Composite
Définition
Un matériau composite est constitué
de fibres longues noyées dans une matrice (ou liant)
organique. Le liant permet de transmettre les efforts de
fibreà fibre. Les caractéristiques du matériau
sont bien évidemment anisotropes compte tenu de l'orientation
des fibres.
Première apparition
Les composites en fibre de verre apparraissent
vers 1940 pour l'aéroautioque. Mias pour le cycle,
c'est au salon de Londres, en 1954, que la société
allemande Hercules exposa pour la première
fois une bicyclette avec un cadre composite. Il s'agissait
à l'époque d'une machine expérimentale.
Les trois tubes principaux, les bases et les haubans étaient
réalisés en tubes de fibres de verre et étaient
montés dans des raccords métalliques.
Il faudra attendre beaucoup plus tard, dans
les années 1980, pour voir à nouveau des cadres
composites en fibres de carbone. Bernard Hinault utilisa
ceux de la société TVT (pour
Technique du Verre Tissé) qui furent ensuite repris
sous la marque Look.
Alors que les fibres de carbone avaient déjà
été utilisées dans l'aéronautique
militaire dans les années 1960.
Premières fibres de carbone
La première fibre de carbone a été
utilisée par Thomas Edison en 1880 pour réaliser
un filament de lampe à incandescence.
Ce n'est qu'en 1950 qu'elle fut redécouverte
à la fois par la société française
Le Carbone-Lorraine et les sociétés américaines
National Carbon Company et Barnebey-Cheney Company. Au début
des années 1960, un brevet d'obtention de la fibre
de carbone à partir de fibres de polyacrylonitrile
(PAN) est déposé au Japon par Shindo. En 1971,
Toray Industries lance la production de fibres et commercialise
des fibres de carbone issues de PAN. Toray est resté
l'un des grands fabricants de fibres, elles sont utilisées
par de nombreux constructeurs de tubes.
Une autre voie d'obtention à partir
de la pyrolise des fibres de brai (goudron de houille ou
résidus de pétrole) a, par contre, été
abandonnée.
Ces matériaux à hautes performances
furent tout d'abord utilisés par l'industrie aéronautique.
Mais dès 1974, sous l'impulsion des Japonais, on
les utilisa dans la fabrication d'équipements sportifs
(cannes à pêche).
Caractéristiques mécaniques
Les fibres de carbone sont classées
en fonction de leurs caractéristiques de traction
(module d'élasticité). Le module d'élasticité
est représentatif de la déformation sous un
effort donné. Plus il est élevé, moins
le matériau se déforme (à même
géométrie). Pour mémoire, l'acier a
un module de 210 GPa et les alliages d'aluminium 70 GPa.
COMPARAISON
DES PROPRIETES TYPIQUES |
Catégories |
Fibres |
Module
d'élasticité (GPa) |
Résistance
à la rupture (MPa) |
Usage général |
UG |
inférieur
à 200 |
700 à 800 |
Haute résistance |
HR |
200 à 250 |
3000 à 4900 |
Module intermédiaire |
MI |
250 à 400 |
4100 à 5700 |
Haut module |
HM |
400 à 600 |
2000 à 4100 |
Très haut
module |
THM |
supérieur
à 600 |
2400 |
Dans la construction des cadres, ce sont
généralement des fibres HR ou des fibres HM
qui sont utilisées. Par contre, ce ne sont pas les
caractéristiques de la fibre qui importent mais celles
du tube, c'est à dire des fibres enfermées
dans la résine epoxy. Dans ce cas, les performances
peuvent être beaucoup plus classiques. Le tableau
suivant compare un alliage d'aluminium avec des composites
à fibres de carbone empilées (1ère
couche à O°, puis une 2è à 45°,
une 3è à -45°, puis une 4è à
+90° et ainsi de suite...) :
COMPARAISON
DES PROPRIETES TYPIQUES |
Catégories |
60%
Fibres HR avec résine Epoxy |
60%
Fibres HR avec résine Epoxy |
Alliage
d'aluminium 7075 T6 |
Masse volumique
(g/cm3) |
1,53 |
1,55 |
2,8 |
Module d'élasticité |
50 |
50 |
70 |
Résistance
en traction (MPa) |
555 |
820 |
540 |
La fibre carbone présente un allongement
avant rupture très faible, de l'ordre de 1,3 à
1,7 %. De ce fait, elle ne se déforme pas lors d'un
choc mais se rompt. Lors d'une chute, l'endommagement causé
par la première rupture d'une couche (généralement
celle à 90°) peut être réel mais
non visible. De plus, les composites sont sensibles aux
contraintes autour d'un trou (vis...).
Une autre caractéristique mise en
avant concerne le nombre de filaments compris dans une mèche
(ou "Roving") : on parle alors de 3K (pour 3000
filaments). Attention, plus la mèche est petite,
meilleure sera la qualité. Car avec un nombre élevé
de fils, s'accroît le risque de manque de pénétration
du liant. En aéronautique, ce sont donc des tissus
fins qui sont utilisés.
Par contre, les composites renforcés
de fibres de carbone ont une excellente tenue en fatigue
(c'est à dire sous une multitude de cycles à
faible charge).
Application au tandem
Avec du retard sur les bicyclettes, la mode
du carbone pénètre le petit monde du tandem.
Le premier cadreur à se lancer dans le tandem en
fibres de carbone fut l'Américain Calfee
en 2000.
En France, l'un des premiers constructeurs
à se lancer depuis quelques années est Levacon.
Deux de ses machines ont participé au dernier Bordeaux-Paris
Randonneur mais elles n'ont pas détrôné
les cadres en acier ! Framy's,
quant à lui, propose des cadres en alliage d'aluminium
avec la fourche, les haubans et les bases en carbone.
Malheureusement ces machines ne sont pas
réellement adaptées à la grande randonnée
: absence de garde-boue, de porte-bagages...
Références
- Jean Garnault, Au salon de Londres : La ligne continentale
gagne l'Angleterre, "Le Cycliste", n°1,
janv.1955, p.3 et 4.
- Jean Luyckx, Matériaux inorganiques - Fibres de
carbone, "Techniques de l'ingénieur"
Doc. A 2 210.
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Mise
à jour : 010.09.2009 |
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