Les patins de frein sont en caoutchouc.
A ce jour, les nuances sont plus ou moins chargées
pour obtenir différentes qualités de gomme.
Plus la gomme est tendre, meilleure est l'efficacité
mais plus les patins s'useront vite.
Les patins sont souvent surmoulés
directement sur la tige de fixation. Mais il existe encore
des patins à insérer dans un support embouti.
Dans les grandes années des concours de
machines, les concurrents utilisaient des patins en liège.
Le gros avantage de ces patins était leur poids plume.
D'après nos anciens, le freinage était efficace,
mais la durée de vie était très courte.
L'entretien
Le réglage est bon lorsque le patin
est très légèrement incliné
vers l'avant. Ainsi, lors du freinage, le patin entraîné
par la jante sera plaqué. A l'inverse, un patin attaquant
par l'arrière aura tendance à s'ouvrir et
à contrarier l'effort de freinage. Il se mettra alors
à vibrer, et à "crier".
(Voir l'animation
suivante que vous pouvez activer en "appuyant" sur
le bouton).
Le second point, pour éviter les
crissements, est de veiller à la propreté
du patin. Il faut supprimer tous les petits grains d'aluminium
ou autres corps étrangers qui ont pu s'incruster
dans le patin. Avec du papier abrasif, il est possible de
donner une seconde jeunesse au patin. Il convient alors
de réaliser cette opération à plat.
Pour les patins à insérer dans
un support embouti, il faut bien veiller à mettre la partie
fermée de l'embouti
devant, dans le sens de la marche. Cela paraît une évidence,
mais il
arrive de voir des cyclos peu férus de mécanique
perdre leur patin au premier freinage un peu sec.