Cyclotourisme, ni compétition, ni tourisme pur, mais sport universel - Charles ANTONIN, premier président de la FFCT.
Cyclotourisme : Tandem noir raconte ses voyages et randonnées à vélo, en tandem, le plus souvent en cyclo-camping.

 

 

La lettre R (page 1)

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Film réalisé sur le tandem par notre amie, Nicole lors de notre week-end à Noirmoutier en décembre 2006


Le départ sous la pluie !

 

Le Cycliste - mai 1949




Publicité pour les tubes REYNOLDS 531 parue dans le Cycliste - octobre 1949

 

 

Remorque

Deux roues ou mono-roue ?

Dans "Le Cyclotouriste" de janvier-février 1949, R. Cayla revient par une anecdote pleine de saveur sur une des raisons de choisir une remorque mono-roue :

"La question, pour moi, fut tranchée radicalement par une belle journée d'été, d'une façon tout à fait imprévue.
Aux "Cyclotouristes Limousins" où je cyclais en ce temps-là, nous venions d'acheter, pour les sorties de groupe, une magnifique petite remorque. [...] Nous décidâmes de l'inaugurer le dimanche suivant, en allant camper sur les rives de je ne sais plus quel étang du voisinage.
[...] On charge, j'accroche et on démarre... assez péniblement pour moi, car ça monte jusqu'à la sortie de la ville.
C'est égal, je n'aurais jamais cru qu'on puisse traîner aussi facilement une charge pareille; vive la remorque!
[...]
Mais voici qu'à l'orée du bois à 20 mètres à droite, un scintillement d'eau prometteur de bon bain nous fait deviner l'étang. Nous sommes arrivés. Un petit chemin quitte la route et, sur un remblai de terre, s'enfonce à travers la végétation touffue.
La petite troupe fonce devant moi, je la suis et m'engage à mon tour ...
Et c'est ici que survient l'événement...
Brusquement, comme saisis par une poigne de fer, moi, mon vélo, la remorque, les couvertures, les gamelles, sommes lancés brutalement à travers la haie de broussailles qui borde le remblai. Une fraction de seconde, je me trouve debout, en contrebas, sur une sorte de corniche, juste le temps qu'il faut pour voir arriver, au-dessus de ma tête, toute la masse qui me suit.
Je saute dans le vide et tombe littéralement planté comme un piquet dans un mètre de vase surmonté de trente centimètres d'eau qui m'avait parue claire.
[...] On remonta le vélo, la, remorque, le barda qui, restés accrochés dans la haie, n'avaient pas eu trop de mal. Puis on chercha l'explication. Elle fut simple : la remorque avait deux roues et la digue était étroite. J'avais proprement déraillé et, avec le poids que je traînais !
Et je n'accrochai plus à mon vélo de remorque à deux roues dans les petits chemins."

Parmi les autres arguments, il faut noter la parfaite stabilité d'une mono-roue accrochée derrière un tandem. Dans les virages même en pleine descente, la remorque suit. Une mono-roue se fait complètement oublier. Et contrairement à un chargement arrière sur un porte-bagages, il n'y a aucune impression de shimmy (flottement). Par contre, si la remorque est trop chargée et avec un montage sur moyeu arrière, il peut y avoir un risque de tangage (ou "Shimmy").
Louis Pitard dans un article sur le transport du matériel de cyclo-camping dans "Le Cycliste" de juillet 1950 défend cette solution : "La remorque monoroue est un véritable prolongement de la bicyclette ; elle suit la même trace qu'elle, permettant ainsi tous les parcours. (...) En contre-partie la charge est limitée à 25 kg, ce qui est encore largement suffisant. (...) avec un pneu de bonne section, [l'] élasticité propre [de celui-ci] permettra d'éviter à avoir à envisager une suspension d'un prix de revient élevé, suspension suceptible de prendre un jeu qui rendrait la remorque instable."
Par contre, à l'arrêt, elle devient vite encombrante : l'ensemble tandem et remorque est long, les manoeuvres sont alors délicates. Et il faut trouver des murs assez longs pour poser l'ensemble. Ces remarques sont vraies aussi pour une remorque à deux-roues, mais elles sont amplifiées pour la mono-roue qui sans la vitesse a tendance à se coucher.

Publicité pour la remorque Campignette JY parue dans Cyclotourisme de avril 1939.

Aujourd'hui

De nombreux magasins sérieux (Rando-Cycles, etc...) vous proposent des remorques mono-roue. La remorque la plus répandue, utilisée avec succès par de nombreux camarades et par nous mêmes, est une remorque californienne : la YAK de chez BOB. Réalisée en acier, elle est facilement réparable par un ferronnier dans un village. Une autre remorque monoroue, la Beez, étudiée par Nicolas Abeillon (un tandémiste) sur la base d'un concept alliant le bois et l'acier présente les mêmes avantages. Ces deux remorques sont montées sur l'axe de moyeu arrière : le montage en est facile, mais un risque de tangage peut exister comme mentionné plus haut. La remorque réalisée par la société allemande AEVON, fondée par deux français expatriés, serait plus sécurisante car fixée au droit de la tige de selle. Par contre, elle empêche le recours au porte-bagage arrière. Et il vaut mieux éviter le montage sur des tiges arrière en composite à fibres de carbone.
Bien dans l'axe du tandem, sur route plate, la vitesse moyenne n'est que faiblement affectée avec une remorque mono-roue. Evidemment dès que la route s'élève, le poids de la remorque se fait sentir. Certains d'ailleurs ont abandonné la remorque pour les porte-bagages surbaissés et les sacoches latérales compte tenu de cette impression d'être retenu par l'arrière. Tout dépend en fait de la charge. La remorque est intéressante pour un voyage en gîte ou à l'hôtel. Pour le cyclo-camping, les sacoches permettent de mieux répartir le poids entre l'avant et l'arrière de la machine.


Références

- R. CAYLA, Remorques, "Le Cyclotouriste", n.118, janv.-Fév. 1949, p. 8-9.



 

 










 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendement

Un et un font-ils deux ?

C'est sous ce titre que Henri Janot dans "Cyclo-Magazine" en date du 15 novembre 1937 (p. 15 et 16) aborde le problème du rendement du tandem.

« Si l'on veut additionner les deux forces motrices que représentent les équipiers d'un tandem, on s'aperçoit aussi qu'un + un ne font pas deux. ll y a une déperdition de force certaine. Elle a été constatée par tous ceux qui ont écrit à ce sujet dans les diverses revues consacrées à notre sport. Mais cette déperdition est infiniment variable. Les «équipes-reines» sont celles où elle est le moins sensible pour des raisons que je vais chercher à analyser, pratiquement comme j'aime le faire.
J'ai fait d'assez nombreuses expériences à tandem avec des partenaires très différents, de tout âge, de tout poids... et de chaque sexe. En général, je conduis la machine et mon équipier habituel est une équipière : ma fille. Elle ne fait guère que du tandem et, sauf de rares exceptions, elle n'en fait qu'avec moi. Comme en grammaire, ces exceptions confirment la règle. J'ose dire que nous faisons une équipe homogène malgré la différence d'âge et de sexe. Lorsqu'il est arrivé qu'elle fasse équipe avec des camarades qui, comme cyclistes, sont bien plus forts que moi, le résultat a été décevant : plus de fatigue pour un rendement moindre, surtout en côte.
J'ai constaté la même chose lorsque c'est moi qui change d'équipier. Même avec de bons cyclistes, il m'est arrivé d'avoir un rendement déficitaire. Enfin, si je passe à la place arrière, je suis loin de « rendre » en proportion de ma fatigue. Je crois toutefois que cela s'atténuerait avec l'habitude d'occuper cette place.
J'ai cherché à élucider les causes du rendement très variable obtenu avec la vingtaine d'équipiers différents qui m'ont accompagné, certains pour de longues randonnées, en plaine ou dans les Pyrénées. Le meilleur résultat a été obtenu avec mon ami C.... Pour notre première sortie, une étape de 250 kilomètres au pays Basque, avec une nyctocyclade, le col d'Osquitch et une promenade à pied d'une vingtaine de kilomètres aux gorges de Cacouetta. Nous n'avons pas plus peiné qu'à vélo sur le même parcours que nous connaissions bien.
Mais, nous roulions tous les dimanches ensemble à vélo, sur des machines presque pareilles et des développements identiques, dont nous usions avec un synchronisme parfait. Il y a là une relation de cause à effet directe et incontestable. Au point de vue physique, un peu plus grand et lourd que moi, et 20 ans de moins, le veinard ! Malgré cela, une même cadence, pour les raisons énoncées ci-dessus. Résultat excellent, le meilleur que j'aie enregistré.
Avec d'autres camarades, cependant plus forts que lui, ça n'allait pas toujours aussi bien, soit qu'ils tournent à une cadence plus rapide que la mienne, soit qu'ils aient l'habitude de pousser grand en tournant plus lentement. Le synchronisme dans l'effort était ainsi rendu difficile, malgré mon application à y parvenir.
Si l'équipier arrière est aussi un bon cyclotouriste, il doit se produire un déséquilibre que j'attribue à une erreur d'optique ou plus exactement à un manque de visibilité de la route. Inconsciemment, on règle son effort d'après l'aspect du chemin. Ceci est tellement vrai qu'en montagne, par suite d'un effet de perspective sans doute, on est surpris de peiner sur des portions de route qui paraissent plates, ou peu s'en faut. On appelle cela des « faux-plats ». On ne proportionne pas son développement et son effort au pourcentage exact parce qu'on s'en fait une idée fausse. On est tout surpris, la pente devenant nettement plus forte, de peiner relativement moins qu'auparavant.
Le rythme respiratoire et musculaire concordant, dont je reconnais toute l'importance, ne suffit pas à expliquer, seul, la qualité ou la valeur, si vous aimez mieux, de l'effort total fourni, car j'ai souvent constaté une différence de rendement très sensible, avec un même camarade, selon que je suis à la place avant ou à la place arrière. Si l'équipier arrière du tandem est plus petit que l'autre — ce qui est toujours mon cas — il ne réalise pas tout de suite les variations de pente. Le pilote, qui réagit plus tôt, fait pendant un instant le surplus de l'effort nécessaire, et se fatigue. Quand son compagnon « réalise » ce qui se passe, il pousse, mais c'est lui, à son tour, qui pousse plus que l'autre. Un et un, à ce moment critique, sont donc loin de faire deux. Je crois qu'il faut chercher, dans cette raison, un des motifs du mauvais rendement, si souvent constaté, du tandem en terrain accidenté.
Par contre, l'expérience contraire est probante elle aussi. Lorsque je conduis, mon partenaire est toujours plus grand que moi. Il voit donc la route comme à vélo. Il ne subit donc pas l'influence dont je viens de parler. Il réagit dès que le changement de pente commence, sans même le vouloir, par un réflexe tout naturel chez un bon cycliste. C'est grâce à cela, et à l'utilisation rationnelle du changement de vitesse qui en résulte, que j'attribue principalement la différence de rendement en côtes, avec un même équipier, selon la place que j'occupe. Il serait trop long d'énumérer toutes les expériences qui m'ont donné cette conviction. Deux montées du Tourmalet — dont l'une poussée jusqu'à Sencours — avec des équipiers différents sous bien des rapports, font partie de mes souvenirs et des leçons qu'ils comportent.
Au nombre des raisons qui concourent au rendement optimum, il faut placer le « tempérament » de l'équipier arrière. Je mets évidemment hors de question les « Je-m'en-fichistes » et les « forcez-pas » — selon la pittoresque expression méridionale. — Mais, à volonté et à puissance égales, un équipier tranquille, placide même, concourra à cette place plus qu'un nerveux au rendement meilleur. La conduite du tandem en sera grandement facilitée et, à la longue, le rendement du pilote s'en ressentira et retentira favorablement sur l'ensemble. Ceux qui n'ont jamais conduit la machine s'imaginent mal la répercussion que leurs moindres mouvements ont sur la direction et sur la fatigue qui en résulte.
Ajoutons encore aux conditions du rendement maximum sur une longue étape cette cause accessoire, mais importante à la faculté de récupérer, propre à chacun des deux tandémistes. Plus cette faculté est lente à produire son effet, plus longtemps le camarade plus dispo devra « faire l'appoint » et il ne tardera guère à en supporter les conséquences. Lorsqu'on se connait bien, le mieux est de s'arrêter dès que l'un des deux donne les signes précurseurs de la pâle défaillance. Par amour propre, on n'avoue pas toujours, ni tout de suite, ce mauvais moment. Celui qui peine alors davantage doit savoir se rendre compte de la raison qui lui fait trouver tout à coup les pédales si dures. Seule, une longue habitude de rouler ensemble peut empêcher une erreur de jugement. Un peu de repos, un peu de « carburant» suffiront à rétablir l'équilibre rompu.
De tout ce qui précède, vous pouvez conclure qu'en matière de tandem un + un ne font jamais deux. Et je crois pouvoir dire, sans me tromper, que le rendement d'un bon tandem mixte se rapproche davantage du maximum possible, qu'il a un coefficient plus élevé que celui d'un tandem masculin occasionnel. La plupart des dames tandémistes ont fait peu de vélo, contrairement à leurs camarades du sexe... laid. Elles sont donc bien moins dépaysées à leur place arrière, bien plus aptes à se laisser conduire. La résultante de l'effort qu'elles fournissent est peut être égale, s'il n'est pas supérieur, à celui qu'elles obtiendraient à bicyclette. En tout cas, il a une toute autre efficacité, et le sentiment de l'aide qu'elles apportent à leur compagnon, de la part qui est la leur dans l'ensemble, est rendu sensible par le fait que «l'équipe» ne fait pas mauvaise figure parmi les camarades masculins et que, seule, à vélo, une femme se sentirait, en général, incapable de faire, à même allure, des étapes aussi longues. Cela contribue à élever le moral, ce tout-puissant moteur !, à former ce sentiment de «l'équipe» qui contribue si largement, lui aussi, au résultat final : obtenir le maximum d'agrément avec le minimum de peine. »

Sur ce sujet, lire aussi Performance.

Le tandem est une équipe

Monsieur Janot avait tout à fait raison. Par contre, il convient de rajouter que le rendement s'améliore avec les heures partagées. Le coup de pédale petit à petit s'habitue à l'autre. Et si le résultat apparaît décevant dans les premières côtes, à force de rouler ensemble l'équipage gagnera en efficacité. Il ne faut surtout pas se décourager à la première sortie.
Parfois dans la première côte, chacun appuie comme sur son propre vélo. Le résultat est alors décevant, le pilote sent aussitôt que le tandem se tord mais n'avance pas. Il faut sur un tandem arrondir le coup de pédale. A cette seule condition, vous aurez le plaisir de monter les côtes rapidement. Il est toujours plaisant pour deux tandémistes bien entraînés de doubler des solos dans les côtes. L'amour-propre cher à Vélocio y gagne alors beaucoup pour la suite de la montée !

Machine de course ou modèle cyclotouriste

En 1937, Henry Janot (toujours lui) écrivit un article sur le choix d'une machine pour notre activité de cycliste plus ou moins occasionnelle. Cet article est toujours d'actualité :

"Lorsqu'on parle du «Rendement», il faudrait d'abord savoir si l'on entend par là le seul rendement mécanique de la bicyclette ou de l'ensemble «homme-vélo». Le rendement de la machine, c'est de la théorie. Le rendement de l'ensemble ressort plutôt de la pratique. C'est ce dernier point que j'étudierai aujourd'hui. C'est d'ailleurs le plus intéressant pour l'homme-moteur.
Un aphorisme couramment employé dit : qui peut le plus, peut le moins. En partant de ce principe, on est tenté de raisonner ainsi : puisqu'un vélo équipé de telle manière a permis de battre tel record ou de gagner telle course, c'est celui dont le rendement est sûrement le meilleur. Donc, c'est celui que je dois adopter. On n'oublierait qu'une seule misérable petite chose : la valeur de l'homme qui le montait.
(...)
II ne faut pas confondre le coureur - un professionnel - et le cyclotouriste. L'un, spécialement entraîné, l'autre qui n'est, en général et malgré tout, qu'un cycliste occasionnel. En ce qui me concerne, je n'ai jamais fait de la bicyclette que les dimanches et jours de fêtes, ou bien au cours de trop rares et trop courtes vacances. Mais... combien donc sommes-nous dans ce cas ? Laissons de côté quelques dizaines de grands randonneurs. Comptez-les, vous verrez que je suis large. Mais nous, les petits, les obscurs, les sans grades ? Si nous nous juchions, le dimanche, sur la machine type «Tour de France» ou «Championnat du Monde» du champion des champions, jusqu'où irions-nous ? Pas loin sans doute. J'en sais quelque chose : je suis passé par là. Et d'autres, avec moi, qui en sont revenus. On est en train d'oublier - et comment - que Vélocio a lutté jusqu'à ses derniers jours pour que la machine du cyclotouriste soit une machine spéciale, confortable et par conséquent différente de celle du coureur. Cette dernière, c'était la bien nommée «brise-os». Or, que voyons-nous en ce moment ? Nous voyons nos machines se rapprocher de plus en plus du type «course». On subordonne tout au rendement théoriquement optimum ; poids et forme de la machine, légèreté et calibre des pneus, nature de la selle, position en machine. On oublié volontairement : 1° que nous ne faisons pas de la bicyclette pour aller plus vite que le voisin, mais pour nous promener plus agréablement qu'à pied, à moto ou en auto ; 2° que nous ne tenons pas à changer de machine tous les ans ; 3° que la position soi-disant bonne pour des sujets athlétiques et durement entraînés, ne vaut rien de rien pour le plus grand nombre des cyclos, qui, enfermés toute la semaine, assis au bureau ou à l'établi, debout à l'atelier ou au magasin, ne peuvent tenir toute une journée en selle qu'à la seule condition d'y être dans les meilleures conditions pour pédaler et respirer. Ça c'est la doctrine de Vélocio. Et c'est la bonne, la seule bonne, puisque l'on s'accorde à lui reconnaître le mérite d'avoir ressuscité le vélo-tourisme.
(...)
Quel vélo a le meilleur rendement : celui qui permet à un cyclotouriste moyen de faire 2 ou 300 kilomètres pour son week-end à 15 ou 20 kilomètres-heure, sans fatigue anormale ou celui qui lui permettra «un temps» de faire une «performance» (du moins le croit-il) dont il lui restera le souvenir endolori pendant plusieurs jours ?"


Références

- Henry JANOT, Chronique du tandem : Un + un font-ils deux ?, "Cyclo-Magazine", n.37, 15 nov. 1937, p. 3 à 5.
- Henry JANOT, Le rendement, "Cyclo-Magazine", n.17, 15 jan. 1937, p. 15 et 16.

Mise à jour : 06.06.2010